Baudelaire
et Flaubert sont tour à tour poursuivis par le même procureur,
Ernest Pinard. Les œuvres incrimées ? Les Fleurs du mal, Madame de
Bovary. Par ces procès, le régime de Napoléon III entend juger les
deux romanciers pour leurs outrages et leur insubordination à
l'ordre politique et moral. Le réquisitoire est prononcé par Ernest
Pinard, qui était aussi le procureur général dans le procès
intenté à Madame Bovary.
En effet, le
livre est condamné pour « délit d’outrage à la morale publique
et aux bonnes moeurs», à cause de «passages ou expressions
obscènes et immorales ».
Quand Madame
Bovary paraît en feuilleton dans " La Revue de Paris ", en
1856, le roman subit plusieurs coupures. Flaubert est traîné en
justice : l’avocat Ernest Pinard voit dans le roman une
peinture admirable sous le rapport du talent, mais une peinture
exécrable au point de vue de la morale. " Suite à la
plaidoirie de son avocat, Maître Senard, Flaubert est acquitté le 7
février 1857.

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